Candidater pour un échange ? au quebec ?

En commençant vos études supérieures, une des questions à se poser est de savoir si vous comptez voyager ou non. Pour ma part, il était essentiel de vivre au moins une expérience internationale pendant mon cursus universitaire et c'est ainsi que je me suis présentée à mon entretien de motivation quant à mon intégration de l'Institut Supérieur d'Expertise et d'Audit à Lille.

Un an plus tard, lors de ma rentrée en L2, les réunions d'informations d'échange international se sont faites nombreuses et fréquentes. À la mi-novembre, "Let's study abroad" a éclaircit mon choix de destination. Il s'agissait d'une réunion par jour, par continent, animée par les anciens élèves eux-mêmes partis en échange, présentant leur universités d'accueil. D'ici fin décembre, vous aurez fait vos voeux (comme pour les candidatures dans le supérieur sur Parcoursup'), votre lettre de motivation et CV. Tous ces documents vous mèneront à des entretiens de motivations auprès de vos responsables pédagogiques accompagnés d'un responsable de la vie internationale.


Ma réponse d'affectation est tombée un 24 février, avec quelques jours de retard... Tous les étudiant ayant candidaté ont reçu un mail, dans lequel se trouvait un tableau Excel réparti par continent, puis par ville et répertoriant les étudiants sélectionnés. Pour ma part, il s'agissait de mon premier choix, et nous étions 3 à avoir été acceptés dans cette université. L'aventure ne faisait que commencer !

Pourquoi partir en échange universitaire ?


Les étudiants en échanges universitaires sont inscrits au sein de leur établissement français. Ils partiront, par la suite, poursuivre un, ou plusieurs semestres, dans une des universités partenaires, afin de valider les unités du cursus français, mais à l'étranger.


À deux CV équivalents, un échange universitaire peut faire la différence. Preuve d'autonomie, goût pour l'aventure, et bon dossier académique (un niveau correct en France est nécessaire au vu de la demande importante de départ) sont, à mes yeux, les trois atouts essentiels pour un échange à l'international.

Pourquoi partir au Canada ?


Le Canada est aujourd'hui reconnu comme la 3e place mondiale en terme d'accueil des étudiants internationaux.


Contrairement à certains pays, tels que les Etats-Unis, qui engendrent souvent des frais universitaires supplémentaires à ceux payés en France, le Canada, se contente du règlement des frais réalisés auprès de votre établissement français. Ce qui signifie qu'il ne vous coûtera pas plus cher d'aller à l'université au Canada qu'en France (sur le plan des frais de scolarité seulement).


C'est ainsi qu'à l'ouverture des candidatures, j'ai postulé pour deux universités au Canada. L'université de Sherbrooke (1er choix) et l'université d'Alberta à Edmonton (2e choix). Bien que l'université d'Alberta soit mieux classée au niveau académique que Sherbrooke, cette dernière étant située au Quebec (soit dans une région francophone), il me semblait plus facile de concilier vie universitaire et étudiante. Je ne pourrais vous dire ce qui m'a plus poussé vers l'université de Sherbrooke si ce n'est qu'après mes recherches, c'est celle dans laquelle je me sentais le mieux.

Quels sont les avantages du Quebec ?

Quand on me demande pourquoi avoir choisi le Quebec, la réponse est claire et honnête, c'était la seule destination, en Amerique, qui m'était offerte pour un niveau B1+. Avant de postuler pour un échange universitaire, il est obligatoire de passer des certifications linguistiques qui détermineront les destinations qui s'offriront à vous. Pour ma part, bien que mon niveau d'anglais soit correct, il n'était pas excellent. J'ai dans un premier temps passé le Bright (test d'anglais reconnu à l'international, mais majoritairement dans les pays européens) auquel j'ai obtenu la note de 3/5. Les examens linguistiques étant très coûteux, et m'y étant prise un peu tard, j'ai préféré ne pas tenter d'autres certifications comme le TOEFL ou le TOEIC qui sont reconnues sur le continent américain et obligatoire pour espérer obtenir certaines destinations. Mon meilleur conseil sera donc de réviser votre anglais au plus vite si vous souhaitez intégrer un échange universitaire avec un cursus anglophone !

Ainsi, partir au Quebec est peut-être une question de facilité direz-vous, mais je peux vous assurer, qu'avec une pandémie comme celle que nous vivons, aucun départ ne sera facile ! Au contraire, le Quebec est très demandé, et réclame de ce fait de nombreuses démarches administratives avant le départ.

Quelles sont les choses à savoir avant de candidater ?

Alors vous vous demanderez sûrement, face au panel de destination, par où commencer ? Dans quel pays aller ? Et quelle université choisir. Une des citations qui a facilité ma prise de décision a été la suivante : "si tu préfères rester à Lille que d'étudier dans la destination que tu es en train de choisir, alors ne candidate pas". Il est évident que lorsque l'envie de partir est immense, nous avons tendance à mettre un peu n'importe quoi comme destination "aux cas où". Rien ne sert de postuler là où vous ne voulez pas partir (certains se sont finalement retrouvés avec une destination qui ne leur plaisait pas plus que ça, et ont du faire avec).


Plus que tout, il est nécessaire d'être motivé pour partir ! Les "entretiens de motivations" organisés par les responsables pédagogiques ont pris tout leur sens quand j'ai réalisé toutes les démarches à entreprendre avant le départ. Si vous n'êtes pas sûr de vous, que vous n'êtes pas du tout autonome, les choses risquent de se compliquer rapidement, et même de vous dégoûter de votre échange avant même que vous soyez dans l'avion.


Au Quebec, comme ailleurs, partir en échange universitaire demande énormément d'organisation. En effet, avant votre départ, il sera question de choisir, avec votre responsable pédagogique les cours suivis sur place. Contrairement au cursus traditionnel français qui donne un bagage commun à chaque licence/master/doctorat, le cursus canadien laisse à ses étudiants l'opportunité de choisir ses cours. À vous de trouver les plus intéressants, en lien avec votre programme en France, et complémentaires au niveau des horaires (dans le cas de l'université de Sherbrooke, l'essentiel de mes cours ont lieu de 20h à 22h du lundi au jeudi).


Enfin, même si les frais de l'université restent les mêmes, il en va sans dire qu'une situation financière confortable, ou du moins beaucoup de prévisions en amont, restera nécessaire pour ne pas se laisser submerger par les dépenses qui poursuivront. Sachez qu'avec l'Université Catholique de Lille, un départ sur le continent américain occasionne un surplus de 750 euros par semestre. Auxquels vous ajouterez le chèque de caution (qui vous sera débité en cas de retrait de l'échange de votre part) de 3 500 euros ainsi que des frais de dossier qui s'élèveront à 140 euros. Une fois sur place, comptez environ 100 dollars par livre obligatoires, supposant qu'il y ait 6 matières et donc 6 livres minimum à acheter.

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